Filmora, je ne connais pas du tout. Par contre Capcut ou Premiere Pro, ça fonctionne avec des abonnements mensuels ou annuels et ce n’est vraiment pas donné.
Davinci Resolve offre une version gratuite extrêmement riche et qui suffira à une majorité de gens. Et si vous voulez passer à la version pro pour profiter de telle ou telle fonction spécifique, ce logiciel a le gros mérite à mes yeux de proposer une licence à vie.
De prime abord, de tels logiciels peuvent faire peur. Mais en réalité, avec quelques tutoriels pour les bases, on peut très rapidement sortir des vidéos très correctes. Il faut partir sur des choses simples au départ : un montage de quelques séquences sans audio pour commencer, avec des transitions ou pas, un peu de texte éventuellement et surtout une musique libre de droit (ou souscrire à une banque de fichiers audio pour plus de choix et éviter de se faire bloquer sur Youtube) en toile de fond. Ce qu’il faut maitriser, c’est le système de coupe mais ce n’est pas bien compliqué.
Et une fois qu’on est à l’aise avec ça, on ajoute peu à peu des effets. Par exemple filmer à 60 images/sec et ralentir ensuite la vidéo à 24 images seconde pour sortir une image au ralenti très fluide. Utiliser ce qu’on appelle les keyframes pour créer des effets momentanés à des moments clés (on accélère ou on ralentit une séquence et on revient à une vitesse normal par exemple). Les keyframes, ce sont des marqueurs que l’on met au début et à la fin de la partie de la vidéo dont on veut changer le comportement. On peut aussi les utiliser pour jouer avec l’audio.
J’ai commencé à monter sur Lumafusion et un iPad de 12,9 pouces + un stylet (pas obligatoire) parce que c’est une application très puissante mais surtout super intuitive en terme d’interface pour un débutant. Elle est payante (on peut bricoler un peu en gratuit pour se faire une idée) mais c’est comme Davinci Resolve : tu payes une fois et tu l’as à vie. Il y a 2 options que tu peux payer en plus ou pas (multicam et exportation des projets sur Final Cut Pro) + une troisième à venir.
Tu as aussi une offre négociée avec storyblocks (100$ par an taxes incluses) pour acquérir l’accès et les droits de dizaines de milliers de vidéos, morceaux de musique, effet sonores et fonds fixes ou animés pour de l’écran vert à un prix bien moindre que celui offert sur leur site. Mais tu peux aussi importer tes musique, des LUTs pour le traitement vidéo, qui reste assez basique, ou des polices de caractère par exemple (merci Dafont). Le système de keyframes pour l’audio et la vidéo est présent, de même que plusieurs transitions, de l’incrustation d’image. On peut enregistrer de la voix off avec ajustement auto de la musique quand une personne parle, etc, etc. Tout ce que tu fais est réversible : que tu coupes un morceau de vidéo ou que tu « supprimes » l’audio, cela ne touche pas au fichier original.
Le prix d’achat est très raisonnable pour une licence à vie et je trouve sincèrement que c’est une excellente porte d’entrée au montage. J’apprends à des gamins du primaire à monter leurs propres vidéos avec cette application et ça se fait vraiment très vite. Dispo aussi sur Android.
Tous vos appareils photos font de la vidéo désormais et c’est fou comme on peut s’amuser, même avec juste quelques plans statiques ou panoramiques quand monté sur un trépied.